BIODIVERSITÉ Préserver l’écosystème de notre base de loisirs

Vous l’avez peut-être remarqué ces derniers jours, le plan d’eau de la base de loisirs a été vidé début octobre, comme chaque automne. Cette vidange à date régulière s’intègre dans un plan d’action sur plusieurs années consécutives visant à améliorer le fonctionnement écologique du plan d’eau, tout en testant des solutions de traitement de la puce du canard. L’objectif étant de trouver un juste équilibre entre fréquentation du site par la baignade estivale et préservation de ce milieu fragile.

Depuis trois ans, un suivi des mesures environnementale et de la végétation de la roselière est effectuée en interne aux Versants d’Aime par notre écologue, chargée des transitions. Ces données démontrent notamment la présence de flore et faune adaptés à ces milieux aquatiques : Foulque macroule, libellules, Couleuvre helvétique (non dangereuse pour l’homme), amphibiens dont le Crapaud commun, une espèce protégée. Pour exemple, la vidange du plan d’eau début octobre est adaptée aux animaux du site car en dehors des périodes sensibles pour une majorité d’espèces.

Créer un milieu favorable aux espèces ; agréable et rafraîchissant pour nos visiteurs

C’est dans cette optique qu’en 2024, des pieux et barrières en bois ont été installés autour de la roselière pour éviter sa détérioration et la protéger. Concernant la flore, plusieurs espèces aquatiques se sont naturellement développées dans cette zone humide. L’on dénombre plus de 15 espèces différentes. Surtout, cet habitat est favorable à la faune présente : nidification, reproduction, etc. Cette diversité des espèces est signe de bonne santé écologique de ce milieu, cependant il demande une attention et une vigilance tout au long de l’année.

Récemment, des plantes aquatiques ont été ajoutées dans la partie proche de la roselière, que l’on nomme le « bas-marais » afin d’étendre cette zone humide. Ces plantes agissent comme des épuratrices naturelles en limitant la prolifération d’algues et en filtrant les nutriments, contribuant ainsi à réduire l’eutrophisation des milieux aquatiques.

En totalité, plus de 60 plants de plusieurs espèces ont été mis en terre par des agents de la communauté de communes le 12 octobre dernier : Jonc articulé et épars, Iris des marais, Menthe aquatique, laîches, Scirpe des marais… toutes sont adaptées à ce milieu aquatique dans lesquels elles se développeront ces prochaines années.


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